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Je sais pas si vous avez remarqué…

Je sais pas si vous avez remarqué…
…si vous avez lu L’appartement, cette petite romance que j’ai publiée en plusieurs épisodes ces derniers jours.
(Vous l’avez toujours pas lue ? Tous les épisodes sont dispo dans les derniers billets sur le blog.)

Ce texte a une petite particularité, que certain·es d’entre vous ont repérée au premier coup d’œil.
À savoir…
J’ai volontairement laissé le flou concernant le genre de la personne qui narre au “je”.

Alors, qu’est-ce que vous vous êtes imaginé en la lisant ?
Un homme ? Une femme ? Une personne non binaire ? Juste un être humain ?
Maintenant, je suis curieuse. 
Et je veux savoir !

Comment s’est passée votre expérience de lecture ? 
Est-ce que le fait de ne pas savoir vous a gêné·es dans votre lecture ? 
Ou, au contraire, cela vous a laissé la place pour imaginer ce qui vous parlait le plus ?

En ce qui me concerne, c’était un exercice plutôt challengeant — d’autant plus que j’ai fait le choix d’écrire au passé composé — qui a conditionné mon style d’écriture, me forçant à l’utilisation de certaines tournures de phrases et des modes non personnels (aka l’infinitif et le participe présent) de manière un peu plus prépondérante qu’à mon habitude.

Mais j’avais envie d’expérimenter et de m’amuser avec la langue.
D’explorer une manière d’écrire une histoire dégenrée sans utiliser de néopronoms, de points médians ou de néologismes.

Et j’avais très envie aussi de questionner les idées préconçues et d’envoyer valser les cases dans lesquelles on veut toujours tout ranger, y compris la romance.
De laisser la place à l’imagination de chacun·e.

Romance MF, MM, FF.
Tout est tellement cloisonné.
Et on range où les histoires d’amour entre personnes qui n’entrent pas dans ces cases ?

Qu’est-ce qui se passe si on veut juste écrire une romance ?
Qu’est-ce qui reste si on enlève le genre ? 

Certes, si on prend la romance MM, ou FF, d’un point de vue systémique, on est confronté à d’autres dynamiques que dans la romance MF, que ce soit les questionnements identitaires, le regard des autres, les discriminations ou les stéréotypes de genre.

Mais si on considère uniquement les relations interpersonnelles, la naissance d’une histoire d’amour… il me semble que le genre ne devrait pas vraiment faire de différence dans les sentiments, la tension, les émotions ressenties, ce qui se construit petit à petit entre deux personnes. 

Love is love, non ?

J’ai aussi eu envie d’écrire des scènes de rapprochement physique dans lesquelles il n’est pas question de descriptions anatomiques d’organes qui s’imbriqueraient les uns dans les autres…  
Dans lesquelles il n’est pas question de performance, mais de tendresse, de sensualité, de connexion.

L’histoire n’est pas terminée. Je vous ai promis une fin heureuse.
Je vais y revenir… quand j’aurai avancé mes autres projets.
Mais à ce stade, je dois dire que c’est une expérience d’écriture dans laquelle je prends beaucoup de plaisir.

Alors, qu’avez-vous pensé de tout cela ?

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